Crier ne soigne pas, mais apaise cependant la douleur.
Rien ne sert de s'époumoner après autrui, les cris sincères sont égoïstes et solitaires.
Laissez-moi hurler. Votre morphine d'amitié et vos pansements alcoolisés ne sont que des secours à la bonne conscience.
La folie ne cicatrise jamais. C'est une plaie qui reste ouverte, mais ne saigne pas.
Une porte de sortie, issue de secours des cris enfermés en nous-mêmes. Je suis FOLLE!!!!
Laissez-moi hurler, dans mon délire incompréhensible, j'y ai mes codes et mes langages, j'y suis souverain et asservi : je m'invente même un « moi » lucide !
Laissez-moi hurler, n'y cherchez pas de sens, c'est une peine perdue...
